Et si le plus difficile à la rentrée n’était pas de reprendre le rythme ?
Publié par Marine M. Coaching dans Développement personnel & introspection Le
26/09/2026 à 09:55
Rentrée · Mieux-être
À la rentrée, les conseils arrivent souvent par paquets : ranger son bureau, reprendre le sport, mieux dormir, préparer ses repas. Tout cela peut aider. Mais il y a des rentrées où le vrai sujet ne tient pas dans un nouvel agenda.
On peut avoir retrouvé ses horaires et se sentir encore à côté de sa vie. Dire « oui, bien sûr » alors qu’on n’a déjà plus de place. Revoir certaines personnes avec une boule au ventre. Ou se promettre, une fois de plus, qu’on prendra soin de soi quand tout le reste sera réglé.
Ces sujets font moins de bruit que les fournitures et les listes de bonnes résolutions. Ils méritent pourtant qu’on s’y arrête. Voici six portes d’entrée pour commencer là où vous en êtes, sans vous demander de devenir une nouvelle personne avant le mois d’octobre.
01 · La place qui manque
Votre agenda est plein. Où êtes-vous, dedans ?
Il y a les rendez-vous des enfants, les messages auxquels répondre, les papiers à renvoyer, le frigo à remplir et ce détail qu’il ne faut surtout pas oublier. Même lorsque tout se passe « normalement », une partie de l’esprit reste occupée à tenir les fils.
La question de rentrée n’est peut-être pas « comment faire davantage ? », mais « qu’est-ce que je porte seule, et qu’est-ce qui pourrait cesser de reposer uniquement sur moi ? » Un premier geste consiste à noter tout ce que vous anticipez pour les autres pendant une journée. Pas pour établir le palmarès de la personne la plus débordée : pour rendre visible ce qui vous prend de la place.
02 · L’estime de soi après l’été
Et si les vacances n’avaient pas suffi à vous réconcilier avec vous-même ?
On imagine parfois que quelques jours de repos vont effacer les comparaisons, les doutes ou cette petite voix qui commente chacune de nos décisions. Puis septembre revient, avec ses réunions, ses projets et cette impression que les autres savent mieux faire.
L’estime de soi ne se mesure pas au nombre de choses cochées sur une liste. Elle se travaille aussi dans les moments ordinaires : reconnaître un besoin sans s’en excuser, accepter un compliment sans le repousser, ne pas transformer une erreur en jugement sur toute sa personne.
Une question pour commencer : « Quand je me parle durement, est-ce que je décris un fait ou est-ce que je prononce une condamnation ? »
03 · Les liens qu’on redoute de retrouver
La rentrée remet parfois une relation difficile dans le calendrier
On parle beaucoup du retour au travail. Plus rarement de la personne qu’on va devoir recroiser, du message qu’on appréhende ou de la dynamique familiale qui reprend exactement là où elle s’était arrêtée.
Si une relation vous épuise ou vous conduit à douter constamment de vos perceptions, il n’est pas nécessaire de trancher tout de suite la question de son avenir. Vous pouvez commencer plus modestement : noter ce qui se passe, ce que vous ressentez après les échanges, ce que vous n’osez plus dire et les limites que vous aimeriez poser. Cette mise au clair peut aider à choisir une suite, y compris demander du soutien.
04 · Le soin de soi sans performance
Prendre soin de soi n’a pas besoin de devenir une tâche de plus
Une routine parfaite, suivie chaque matin à 6 heures, serait peut-être très jolie sur une photo. Dans une vraie vie, il y a les nuits trop courtes, les imprévus et les jours où dix minutes de calme sont déjà une victoire.
Et si prendre soin de soi commençait par une question plus simple : « De quoi ai-je besoin aujourd’hui, concrètement ? » La réponse peut être un repas assis, une pause sans téléphone, une demande d’aide ou le droit de reporter quelque chose. Un geste modeste que vous pouvez réellement refaire vaut mieux qu’un programme idéal qui vous donne le sentiment d’échouer au troisième jour.
05 · Ce qu’on remet toujours à plus tard
Et si ce que vous évitez vous prenait déjà beaucoup d’énergie ?
Il y a cet appel à passer, cette conversation à avoir, cette décision qui revient chaque soir au moment de se coucher. On se dit qu’on s’en occupera quand on aura davantage de temps ou de courage. En attendant, le sujet continue d’occuper la pièce, même lorsqu’on fait semblant de ne pas le voir.
Vous n’avez pas besoin de tout régler aujourd’hui. Vous pouvez simplement nommer ce que vous repoussez, puis vous demander : « Qu’est-ce que j’imagine qu’il se passerait si j’y faisais face ? » Parfois, la première avancée tient dans cette phrase écrite noir sur blanc.
06 · Un mois sans objectif à atteindre
Vous avez peut-être davantage besoin de vous entendre que de vous améliorer
La rentrée nous invite volontiers à faire le point pour fixer de nouveaux objectifs. Mais on peut aussi faire le point sans transformer chaque émotion en problème à résoudre.
Écrire quelques lignes sur ce qui vous traverse, sur ce qui vous a fait du bien ou sur ce qui revient souvent dans vos pensées permet parfois de retrouver le fil. Il n’y a ni bonne réponse ni obligation d’être inspirée chaque jour. Une page honnête suffit.
Par où commencer ?
Si vous hésitez entre plusieurs parcours, laissez de côté celui que vous pensez « devoir » faire. Choisissez plutôt la phrase qui vous a fait ralentir en lisant cet article. Celle qui vous ressemble aujourd’hui.
Trente jours ne demandent pas trente jours parfaits. Ils peuvent simplement vous donner un espace régulier pour regarder ce qui se passe, essayer autrement et revenir à vous lorsque le quotidien vous emporte.
Découvrez les programmes de 30 jours dans la boutique et choisissez celui qui répond à votre besoin du moment.
Pour aller plus loin
Pour vous offrir chaque jour un petit moment pour ralentir, j’ai créé le Coffret 1 mois de douceur, 30 cartes de poche avec un geste simple pour respirer et prendre soin de vous.