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20 astuces d’organisation avec un TDAH que j’utilise vraiment au quotidien

19/08/2026 à 14:30

Chez moi, ranger une cuisine peut commencer par les casseroles, un objet posé dans la mauvaise pièce peut partir en voyage pendant vingt minutes, et « tant que j’y suis… » est probablement l’une des phrases les plus dangereuses de la langue française. Avec mon TDAH, j’ai fini par bricoler mes propres astuces d’organisation. Elles ne sont pas toujours très académiques… mais chez moi, elles fonctionnent.

Je pourrais vous parler de méthodes d’organisation, de routines parfaites, de tableaux bien rangés et de systèmes censés révolutionner votre quotidien.

Le problème, c’est que j’en ai essayé un certain nombre. Et j’ai fini par comprendre quelque chose : lorsqu’une méthode d’organisation me demande énormément d’efforts simplement pour continuer à utiliser la méthode… elle ne va probablement pas faire long feu chez moi.

Alors, avec les années, j’ai bricolé mes propres systèmes.

Certains sont tellement simples qu’ils peuvent sembler anecdotiques. Pourtant, ce sont souvent eux qui changent le plus mon quotidien. Je ne cherche plus forcément à faire les choses « comme il faut ». Je cherche à les faire d’une manière qui fonctionne avec mon cerveau.

Je précise donc que je ne vous présente pas ici « les méthodes pour avoir un TDAH bien organisé ». Je vous raconte simplement ce que moi, j’ai mis en place, ce qui m’aide réellement et pourquoi. Si certaines astuces vous parlent, prenez-les. Adaptez-les. Transformez-les. Et si elles ne vous servent à rien, laissez-les tranquillement ici.

Dans la maison : j’ai besoin de voir que ça avance

1

Dans une cuisine en bazar, je ne commence pas forcément par la vaisselle

Imaginons une séance de crêpes ou de gâteaux avec mon fils.

Le plan de travail est couvert, il y a un saladier, une poêle, des ustensiles, des assiettes et probablement de la farine dans un endroit où aucune farine n’était officiellement invitée.

Face à tout cela, je pourrais commencer à laver un verre. Puis une cuillère. Puis une assiette.

Sauf que visuellement, après cinq minutes, ma cuisine aurait toujours l’air aussi catastrophique.

Alors je fais exactement l’inverse.

Je rassemble toute la vaisselle près de l’évier et je nettoie d’abord complètement le plan de travail.

Tout à coup, une grande surface redevient propre.

Et pour moi, cela change énormément de choses. Je ne suis plus devant « toute la cuisine à ranger ». J’ai déjà une cuisine qui ressemble davantage à une cuisine, avec simplement de la vaisselle qui attend.

J’ai besoin que l’effort produise rapidement quelque chose que je puisse voir.
2

Pour la vaisselle, j’attaque les monstres en premier

Une fois le plan de travail propre, je ne commence toujours pas par les couverts.

Je prends ce qui occupe le plus de place : casserole, saladier, poêle, grand plat…

Je lave. J’essuie. Et surtout, je range immédiatement.

Pourquoi ? Parce qu’un énorme saladier qui disparaît représente, visuellement, beaucoup plus que six petites cuillères propres.

Très vite, le volume de vaisselle diminue. Et mon cerveau reçoit une information particulièrement intéressante : « Regarde, ça avance vraiment. »

Ensuite seulement, je termine par la petite vaisselle. Les verres, les assiettes, les couverts. La partie presque ludique et facile.

En quelque sorte, je garde le dessert du rangement pour la fin.

3

Quand je range une pièce, je cherche les « éléphants »

Même principe dans une pièce en bazar.

Je ne commence surtout pas par le petit tiroir du meuble.

Parce que je me connais.

Je pourrais passer quarante-cinq minutes à organiser merveilleusement ce tiroir, retrouver au passage un objet oublié, commencer à réfléchir à ce que je vais en faire… et relever la tête en découvrant une pièce qui ressemble exactement à ce qu’elle était quarante-cinq minutes plus tôt.

Je cherche donc d’abord les « éléphants » : le linge sur la chaise, le carton au milieu de la pièce, les chaussures, les sacs, les gros objets, tout ce qui occupe beaucoup d’espace visuel.

Je les enlève en premier.

Quelques minutes plus tard, la pièce a déjà changé.

Et les petits tiroirs ? Ils survivront très bien jusqu’à plus tard.

4

J’ai séparé « ranger » et « organiser »

Ça paraît évident. Pour moi, ça ne l’était pas.

Ranger une pièce et organiser une pièce sont deux projets différents.

Si mon objectif est simplement de retrouver un salon agréable, ce n’est pas forcément le moment de vider un meuble entier pour revoir l’organisation intérieure.

Sinon, une mission de vingt minutes se transforme en opération d’archéologie domestique.

Donc maintenant, j’essaie de décider avant :

Aujourd’hui, je range.

Ou :

Aujourd’hui, j’organise.

Les deux sont utiles. Mais pas forcément en même temps.

5

Je me méfie du « tant que j’y suis… »

Cette phrase est un piège magnifique.

« Tant que j’y suis, je vais nettoyer le placard. »

Et voilà comment « nettoyer rapidement la cuisine » peut devenir :

ouvrir le placard, découvrir les épices, vérifier les dates, retrouver un vieux bocal, se demander ce qu’on pourrait fabriquer avec ce bocal, chercher une idée sur Internet…

…et oublier totalement qu’au départ, il était question de nettoyer la cuisine.

J’essaie donc de me poser une question toute simple :

« Est-ce que ce que je suis en train de faire appartient encore à la mission de départ ? »

La réponse est parfois assez drôle.

6

Je crée des « parkings » pour les objets

Une autre chose que j’ai comprise : changer de pièce est parfois dangereux pour ma mission.

Je pars ranger un pull dans une chambre.

Dans la chambre, je vois un verre. Je prends le verre. En passant, je trouve quelque chose qui appartient au bureau. Je vais au bureau.

Vingt minutes plus tard, j’ai fait beaucoup de choses.

Sauf ranger la pièce que j’étais en train de ranger.

Alors j’utilise parfois un panier ou une zone temporaire. J’y rassemble tout ce qui doit partir ailleurs.

Et à la fin, je fais ma tournée.

Une seule tournée, plutôt que quinze possibilités de partir en excursion.

Pour commencer une tâche : je réduis la marche d’entrée

7

Je ne découpe pas toujours la tâche : je cherche simplement le premier geste

« Faire ma comptabilité » peut me sembler énorme.

« Ouvrir le dossier des factures » est beaucoup plus acceptable.

« Ranger le bureau » est vague.

« Mettre tous les papiers qui traînent dans une seule pile » est concret.

« M’occuper de l’administratif » est une formulation qui donne envie de partir élever des chèvres dans une montagne.

« Ouvrir cette enveloppe » est faisable.

Alors, quand je bloque devant quelque chose, j’essaie de ne pas regarder toute la montagne.

Je cherche le premier mouvement physique.

Ma question : « Quelle est la toute première chose que je dois faire avec mes mains ? »

Parfois, le simple fait d’avoir commencé suffit pour que la suite soit beaucoup plus facile.

8

Je prépare le démarrage pour mon « moi de demain »

Quand je sais que je dois travailler sur quelque chose le lendemain, j’essaie parfois de préparer la première étape la veille.

Le carnet est posé.

Le document est déjà ouvert.

Le matériel est sorti.

Le lien dont j’aurai besoin est prêt.

Ça paraît dérisoire.

Mais si je dois chercher un document, retrouver un mot de passe, ouvrir quatre dossiers et me rappeler où j’en étais avant même de commencer, j’ai déjà quatre occasions de bifurquer.

Alors je prépare la piste de décollage.

9

Parfois, je ne me donne pas une tâche. Je me donne dix minutes.

« Je dois ranger cette pièce » implique un résultat.

« Je range pendant dix minutes » implique simplement une durée.

Et chez moi, la différence peut être énorme.

Pendant ces dix minutes, je n’ai pas besoin de savoir si je vais terminer.

Je fais simplement ce que je peux.

Il m’arrive de continuer une fois lancée.

Et si je m’arrête réellement au bout de dix minutes ? Ce n’est pas un échec. J’avais décidé dix minutes. J’ai fait dix minutes.

10

Je m’arrête parfois avant d’en avoir complètement marre

J’ai longtemps eu tendance à fonctionner en mode « puisque je suis lancée, autant tout faire ».

Le problème, c’est qu’à force d’aller jusqu’à saturation, la prochaine fois mon cerveau se souvient surtout que la dernière séance a été interminable.

Alors je m’autorise davantage les pauses.

Et parfois même à arrêter alors que je pourrais encore continuer.

Parce que mon objectif n’est pas seulement de terminer aujourd’hui.

J’aimerais aussi ne pas avoir envie de fuir la prochaine fois que je dois recommencer.

J’ai arrêté de vouloir tout ranger « comme ça devrait être rangé »

11

Chez moi, certaines choses doivent rester visibles

J’aime les beaux rangements. Les placards fermés. Les surfaces épurées.

Le seul problème, c’est qu’un objet parfaitement rangé peut parfois devenir, dans ma tête, un objet qui n’existe plus.

Alors certaines choses restent volontairement visibles.

Pas tout. Sinon, évidemment, la stratégie devient légèrement contre-productive.

Mais ce dont j’ai besoin régulièrement doit parfois rester dans mon champ de vision.

J’ai arrêté de vouloir organiser uniquement ma maison pour qu’elle soit jolie.

J’essaie aussi de l’organiser pour que je puisse réellement y fonctionner.

12

Je mets les objets là où je les utilise, pas forcément là où ils sont censés vivre

Celle-ci peut sembler toute bête.

Mais si je pose systématiquement un objet au même endroit, peut-être que le problème n’est pas que je suis incapable de le ranger.

Peut-être que son rangement officiel est simplement mal placé.

Alors, plutôt que de me battre avec certaines habitudes, j’essaie de les observer.

Où est-ce que je pose naturellement mes clés ?

Où est-ce que j’enlève certaines affaires ?

Où ai-je réellement besoin de cet objet ?

Et parfois, je déplace tout simplement son rangement.

Au lieu de demander constamment à mes habitudes de s’adapter à mon organisation, j’essaie aussi d’adapter mon organisation à mes habitudes.

Pour les oublis : j’essaie de ne plus compter uniquement sur ma mémoire

13

J’ai une « zone de décollage » près du départ

Quand quelque chose doit absolument partir avec moi, j’évite autant que possible de me dire :

« Je penserai à le prendre. »

Cette confiance en moi est touchante.

Mais l’expérience m’a appris à prévoir une solution de secours.

Je rassemble donc ce qui doit partir : sac, papiers, colis, gourde, objet à rendre, documents…

Et quand quelque chose est vraiment important, je peux le mettre carrément devant la porte.

Oui, devant.

À un endroit où je suis physiquement obligée de rencontrer l’objet avant de sortir.

Ce n’est peut-être pas la décoration intérieure de l’année, mais c’est très efficace.

14

J’utilise les obstacles comme rappels

Un rappel sur le téléphone est utile.

Encore faut-il le regarder, ne pas le repousser et ne pas oublier ce qu’on devait faire trente secondes après l’avoir fermé.

Alors, pour certaines choses importantes, je préfère créer un obstacle physique.

Quelque chose sur mes chaussures.

Un sac devant la porte.

Un document posé sur mon clavier.

L’objet que je dois emporter posé avec mes clés.

En clair, je rends volontairement l’oubli un peu plus compliqué.

15

Quand une nouvelle tâche me traverse l’esprit, j’essaie de ne pas partir avec elle

Ça, c’est un piège que je connais particulièrement bien.

Je suis en train de faire quelque chose et, soudain, une pensée arrive :

« Ah oui, il faut que je commande du papier pour l’imprimante. »

Et cette pensée semble évidemment suffisamment importante pour être traitée immédiatement.

Alors je prends mon téléphone pour commander le papier.

Sauf qu’en prenant mon téléphone, je vois un message. Je réponds au message. Puis une notification apparaît. Je regarde la notification. Je tombe sur autre chose…

Et vingt minutes plus tard, il existe une possibilité non négligeable que je n’aie toujours pas commandé le papier et que j’aie complètement abandonné ce que j’étais en train de faire.

J’essaie donc d’utiliser un principe tout simple : capturer la pensée sans forcément l’exécuter.

Je la note immédiatement sur une liste très accessible, sur mon téléphone ou sur un carnet :

À faire plus tard : commander le papier pour l’imprimante.

Et je retourne à ce que j’étais en train de faire.

Je n’ai pas besoin de faire confiance à ma mémoire puisque l’idée est enregistrée. Mais je n’ai pas non plus laissé cette nouvelle tâche prendre le contrôle de celle qui était déjà en cours.

Je peux prendre une pensée au sérieux sans être obligée de lui obéir immédiatement.

Finalement, j’ai un parking pour les objets qui doivent partir ailleurs… et un autre pour les idées qui voudraient m’emmener ailleurs.

16

J’essaie d’anticiper avant que « ça passe encore »

C’est une règle que j’essaie d’appliquer à beaucoup de choses.

Parce que j’ai une petite tendance à me dire :

« Ça va, j’ai encore le temps. »

Ou :

« Ça passe encore. »

Le carburant en est un merveilleux exemple.

Je peux partir avec suffisamment d’autonomie pour atteindre largement une station-service en me disant que je m’arrêterai en chemin.

Puis quelqu’un m’appelle.

Ou je mets un podcast intéressant.

Ou mon cerveau décide simplement de passer à autre chose.

Et lorsque je regarde à nouveau le compteur, il affiche parfois un chiffre qui n’était absolument pas prévu dans le scénario.

J’essaie donc de plus en plus de créer mes garde-fous avant le moment critique.

Ne pas attendre d’être presque en panne.

Ne pas attendre la dernière feuille de papier.

Ne pas attendre que quelque chose soit complètement épuisé pour le racheter.

Je ne réussis évidemment pas à tous les coups.

Mais j’ai compris que « je m’en souviendrai plus tard » n’était pas toujours un système d’organisation extrêmement fiable.

Pour les tâches presque terminées : je surveille le dernier mètre

17

Je fais attention au syndrome du « c’est presque fini »

Chez moi, une tâche peut être terminée à 95 % pendant étonnamment longtemps.

Le linge est lavé et plié… mais il n’est pas rangé.

Le colis est préparé… mais l’étiquette n’est pas imprimée.

Le document est terminé… mais il n’est pas envoyé.

La poubelle est fermée… mais elle attend toujours dans la cuisine.

Tout est « presque fait ».

Sauf que « presque fait » continue à exister dans ma tête.

Alors, lorsque j’arrive vers la fin d’une tâche, j’essaie de me demander :

« Qu’est-ce qu’il manque pour que je puisse réellement considérer cette chose comme terminée ? »

Parfois, il ne manque que trente secondes.

Pour éviter la surcharge : je réduis aussi les décisions

18

J’ai parfois une boîte « je déciderai plus tard »

Ranger devient beaucoup plus compliqué lorsque chaque objet nécessite une décision.

Je garde ?

Je jette ?

Je donne ?

Je vends ?

Ça appartient à qui ?

Est-ce que ça pourrait servir un jour ?

Et soudain, un petit objet sans importance vient de provoquer un conseil d’administration dans ma tête.

Alors, lorsque mon objectif est simplement d’avancer, je peux avoir une zone « à décider ».

Je ne prends pas la décision maintenant.

Je l’isole pour qu’elle ne bloque pas tout le reste.

Avec une règle importante : il faudra revenir à cette boîte.

Sinon, nous venons simplement d’inventer une nouvelle forme de placard.

19

Je garde parfois une tâche « bonbon » pour la fin

Je sais que certaines personnes aiment commencer par les petites choses faciles pour se mettre en mouvement.

Moi, selon les situations, j’aime aussi faire l’inverse.

Je traite le gros morceau et je garde quelque chose de simple, rapide ou agréable pour terminer.

C’est exactement ce que je fais avec ma vaisselle.

Une fois les énormes plats disparus, il me reste les petites choses faciles.

La fin n’est plus une épreuve.

Elle devient presque satisfaisante.

Et c’est justement pour cela que je pense qu’il faut se méfier des méthodes universelles.

La vraie question n’est pas toujours « quelle est la meilleure méthode ? ».

C’est plutôt :

« Qu’est-ce qui donne envie à mon cerveau de continuer ? »

Et surtout : j’ai arrêté de chercher la méthode parfaite

20

Je construis mon organisation autour de mon fonctionnement réel

C’est probablement ce qui a le plus changé ma façon de voir les choses.

Pendant longtemps, lorsqu’une méthode ne fonctionnait pas, j’avais tendance à penser que je devais devenir plus disciplinée, plus régulière, plus organisée.

Aujourd’hui, je pose davantage cette question :

« Pourquoi est-ce que cette méthode ne fonctionne pas pour moi ? »

Et la réponse donne parfois une solution très simple.

J’oublie cet objet lorsqu’il est dans le placard ? Je change sa place.

Je n’arrive pas à commencer cette tâche ? Je réduis la première étape.

Je pars dans tous les sens lorsque je change de pièce ? Je crée un panier de transit.

Une tâche me semble interminable parce que rien ne change visuellement ? Je commence par ce qui produit le plus gros résultat visible.

Je ne cherche donc plus uniquement à devenir meilleure en organisation.

J’essaie de construire une organisation qui fonctionne avec moi.

Et si vous fabriquiez votre propre mode d’emploi ?

Toutes ces petites astuces ont finalement un point commun : elles ne cherchent pas à me « corriger ».

Elles cherchent à enlever quelques obstacles entre mon cerveau et ce que j’ai envie ( ou besoin ) de faire.

Alors, plutôt que d’essayer d’adopter mes vingt astuces, vous pourriez commencer par observer une seule situation qui revient souvent chez vous.

Une tâche toujours repoussée. Un endroit qui redevient constamment en bazar. Un objet régulièrement perdu. Quelque chose que vous oubliez presque systématiquement.

Et vous demander :

« Qu’est-ce qui me bloque réellement ici ? »

Le démarrage ? Le nombre d’étapes ? Les décisions ? Le manque de résultat visible ? L’ennui ? Le fait que les choses disparaissent de votre champ de vision ? Les changements de pièce ?

Parce qu’une fois le véritable point de friction identifié, on peut arrêter de chercher désespérément « la bonne méthode ».

Et commencer à bricoler la sienne.

C’est ce que j’ai fini par faire. Ce n’est pas toujours très académique. Mais chez moi, ça fonctionne. Et finalement, c’est bien ce que je lui demande.

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