Pendant cinquante ans, j’ai cru que tout le monde avait reçu le mode d’emploi… sauf moi
Publié par Marine M. Coaching dans Relations & Équilibre de vie Le
14/08/2026 à 11:36
Il m’a fallu plus de cinquante ans pour comprendre quelque chose qui, avec le recul, éclaire une quantité assez impressionnante de petites scènes de ma vie. Rien de spectaculaire, aucune révélation avec musique de fond : simplement des souvenirs qui, les uns après les autres, ont commencé à raconter une histoire différente de celle que je m’étais racontée jusque-là.
Il m’a fallu plus de cinquante ans pour comprendre quelque chose qui, avec le recul, éclaire une quantité assez impressionnante de petites scènes de ma vie. Rien de spectaculaire, aucune grande révélation avec musique de fond. Simplement des souvenirs qui, les uns après les autres, ont commencé à raconter une histoire différente de celle que je m’étais racontée jusque-là.
Je crois que j’ai passé une grande partie de ma vie à regarder les autres en me demandant comment ils faisaient. Pas pour accomplir des choses extraordinaires, justement, mais pour des choses très simples qui semblaient parfois leur venir naturellement et qui, chez moi, demandaient tout un système.
Comment faisaient-ils pour penser au bon truc au bon moment ? Pour ne pas oublier ce qu’ils venaient chercher en entrant dans une pièce ? Pour commencer quelque chose, continuer cette même chose et, détail qui a son importance, la terminer avant d’en commencer trois autres ?
Moi, j’avais plutôt l’impression d’être arrivée dans la vie après la distribution des notices. J’imaginais presque qu’à la maternité, quelqu’un avait dû remettre à chaque bébé un petit fascicule intitulé « Bienvenue dans la vie, voici comment ça marche » et qu’au moment d’arriver jusqu’à moi, il n’en restait plus.
« Désolée madame, rupture de stock. Elle improvisera. »
Et finalement, improviser, c’est à peu près ce que j’ai fait.
Je pensais simplement être « comme ça »
Pendant longtemps, je n’ai pas cherché plus loin. J’étais tête en l’air, passionnée, parfois incapable de faire quelque chose qui ne m’intéressait absolument pas, mais capable de passer des heures sur un sujet qui venait de me happer. Je pouvais oublier une chose importante et me souvenir parfaitement d’un détail complètement inutile plusieurs années après, remettre certaines tâches pendant des jours et, dans le même temps, travailler jusqu’au milieu de la nuit lorsqu’une idée m’avait attrapée.
Je trouvais cela incohérent et, comme je n’avais pas d’autre explication, j’en avais une toute prête. « Je suis bizarre. »
J’avais surtout développé sans m’en rendre compte une façon de faire qui allait me suivre toute ma vie. Quand la manière habituelle ne fonctionnait pas pour moi, j’en inventais une autre.
Une souris, un éléphant et une girafe
Je repense souvent à une anecdote de mon enfance parce qu’elle me fait encore sourire aujourd’hui. À l’école, il fallait apprendre les poésies par cœur et retenir sagement des vers les uns après les autres n’était visiblement pas la grande passion de mon cerveau. Alors j’avais trouvé une méthode.
Dans ma tête, je me promenais dans les pièces de ma maison et j’y plaçais des images pour me souvenir de la suite. Il y avait une souris, puis un éléphant, puis une girafe. Ces images me permettaient de retrouver les mots et de poursuivre ma poésie.
Vu de l’extérieur, j’étais simplement une petite fille qui récitait sa leçon. À l’intérieur de ma tête, il y avait manifestement une réunion de zoo dans le salon.
Mais ça fonctionnait.
Des décennies plus tard, je suis tombée sur une explication du « palais de mémoire », une méthode ancienne qui consiste justement à utiliser des lieux familiers et à y placer mentalement des images pour retrouver des informations.
J’ai lu. J’ai relu. Et j’ai éclaté de rire.
Moi qui pensais avoir inventé quelque chose de révolutionnaire dans mon enfance, j’arrivais légèrement après tout le monde. De quelques siècles, à peine.
Ce qui m’a surtout frappée, c’est que cette petite fille avait déjà compris quelque chose que je mettrais très longtemps à comprendre consciemment. Si une méthode ne fonctionnait pas pour moi, j’avais besoin d’en trouver une autre.
Des listes, des astuces et des systèmes improbables
Ensuite, il y a eu les listes. Beaucoup de listes. Les listes pour ne rien oublier, les listes pour organiser les choses et probablement quelques listes destinées à retrouver ce qu’il y avait sur d’autres listes.
Encore fallait-il ne pas perdre la liste, ce qui ajoute immédiatement un peu de suspense à l’organisation.
J’avais aussi compris que certaines tâches devenaient beaucoup plus accessibles lorsque je les découpais. Faire un morceau, m’arrêter, reprendre, plutôt que de regarder toute la montagne d’un seul coup.
Bien plus tard, j’ai découvert le Pomodoro et d’autres méthodes construites autour de principes similaires. Là encore, des gens avaient pris le temps de donner un nom élégant à des stratégies que je bricolais déjà toute seule.
Lorsque je regarde aujourd’hui ce que je crée, je trouve cela assez troublant. Des carnets, des cartes, des outils et des supports qui servent souvent à rendre visible ce qui ne l’est pas forcément, à décomposer, à comprendre ou simplement à poser quelque chose devant soi au lieu d’essayer de tout garder à l’intérieur.
Je pourrais raconter que j’ai commencé à fabriquer des outils lorsque je suis devenue coach ou lorsque j’ai commencé à écrire, mais ce serait faux. J’en fabriquais déjà quand j’étais enfant. Ils étaient simplement beaucoup moins jolis et destinés à une seule personne, moi.
Mon fils m’a tendu un miroir sans le savoir
La première vraie pièce du puzzle n’est pourtant pas arrivée par moi. Elle est arrivée par mon fils.
Quand il était petit, j’ai entendu autour de lui certaines phrases qui, aujourd’hui encore, me restent en mémoire. « Une bonne claque… », ou encore « Il teste les limites ».
Je regardais mon enfant et quelque chose ne collait pas avec ces explications. Je voyais bien qu’il existait une différence entre « ne pas vouloir » et « ne pas réussir à ». De l’extérieur, les deux peuvent parfois se ressembler ; lorsqu’on connaît l’enfant, beaucoup moins.
C’est par lui que le TDAH est entré dans notre vie. Pas dans la mienne, du moins pas encore.
Je cherchais simplement à comprendre mon fils. Puis mon deuxième enfant m’a montré à son tour combien deux enfants pouvaient fonctionner différemment tout en ayant certaines choses en commun. Alors j’ai lu, je me suis renseignée, j’ai observé et, régulièrement, quelque chose me faisait tiquer.
« Tiens… »
Puis « Ah oui, quand même… »
Et un jour « Attends une minute. »
Les poésies sont revenues. Les listes aussi. Certaines façons de fonctionner que j’avais toujours classées dans la rubrique très pratique « Marine est comme ça » ont commencé à me poser question.
Je n’ai pas eu une révélation spectaculaire, pas de musique ni de grand moment de cinéma. C’était plutôt comme si quelqu’un posait progressivement des pièces de puzzle sur une table.
Mon CV pourrait faire croire que j’ai tiré mes métiers au sort
Avec le recul, mon parcours professionnel aurait également pu me mettre sur la piste. J’ai travaillé dans la restauration, les assurances, fait une formation de rééquilibrage alimentaire, une de décoration d’intérieur, une autre de home staging, encore une en Feng Shui, puis le coaching. Ensuite sont arrivés l’écriture, les livres, les carnets et tous les outils que je crée aujourd’hui.
Mis bout à bout, cela pourrait donner l’impression que j’ai ouvert un catalogue de métiers et choisi plusieurs pages au hasard. Pendant longtemps, moi aussi, je l’ai regardé comme ça. Encore un changement, encore une nouvelle idée, encore quelque chose que j’avais envie d’apprendre.
Je regardais les autres construire des carrières bien linéaires et je trouvais la mienne franchement sinueuse. Aujourd’hui, je vois tout autre chose.
Dans tous ces métiers, j’ai finalement fait presque la même chose. Observer, essayer de comprendre et chercher comment transformer.
En décoration, je regardais une pièce et je voyais ce qu’elle pouvait devenir. En coaching, je regarde une situation et j’aide quelqu’un à changer d’angle. Dans mes livres et mes outils, j’essaie encore de rendre quelque chose plus clair, plus concret ou plus accessible.
Le très dangereux « Je vais juste regarder »
Il y a cependant une constante dans ma vie qui est beaucoup moins philosophique et qui commence généralement par cette phrase. « Je vais juste regarder. »
Quand je dis cela, je suis parfaitement sincère. Je vais juste regarder un tutoriel. Puis un deuxième parce qu’il manque une information. Ensuite, je regarde le matériel utilisé, juste pour comprendre, puis je compare deux modèles parce que tant qu’à comprendre, autant comprendre correctement.
Une heure plus tard, je suis presque devenue spécialiste d’un matériel dont j’ignorais complètement l’existence en me levant le matin.
C’est généralement là qu’arrive cette autre pensée. « Mais en fait, je pourrais le faire moi-même. »
Après cela, le facteur entre souvent dans l’histoire. Une machine, des fournitures, des boîtes, une imprimante, une plastifieuse, du papier ou un matériel improbable dont je connaissais à peine le nom deux jours auparavant.
Mon banquier pourrait probablement raconter une partie de ma vie à travers mes relevés de compte. Mais je préfère ne pas lui donner la parole, je ne suis pas certaine qu’il présenterait les choses exactement sous le même angle que moi.
Parce que, de mon côté, tout est parfaitement logique. Enfin… au moment où je l’achète.
Une formation, par exemple, n’est jamais « encore une formation ». C’est quelque chose qui va forcément me servir. Une nouvelle machine n’est pas une dépense, puisque je vais pouvoir faire moi-même ce que je faisais fabriquer jusque-là. Quant au matériel qui va avec, il devient évidemment indispensable puisque, maintenant que j’ai la machine, ce serait quand même dommage de ne pas pouvoir m’en servir.
Et puis il y a l’argument imparable. « De toute façon, ça va être vite rentabilisé. » À ce stade, je suis généralement capable de produire un business plan parfaitement convaincant en moins de cinq minutes.
Le plus embêtant, c’est que parfois j’ai raison.
C’est comme cela que beaucoup de mes créations sont nées. Je découvre quelque chose, j’ai envie de comprendre comment ça fonctionne, j’essaie, je rate, je recommence et, quelque temps plus tard, je fabrique réellement quelque chose qui n’existait jusque-là que dans ma tête.
Alors oui, il y a des imprimantes, des plastifieuses, des boîtes, du papier, du matériel et probablement quelques achats dont je serais aujourd’hui bien incapable de défendre l’urgence avec la même conviction qu’au moment de passer commande.
Mais je crois que j’ai fini par comprendre ce qui se joue derrière tout ça. Je n’achète pas seulement ce qui est devant moi. J’achète déjà un peu de ce que j’imagine pouvoir en faire.
« Tu viens te coucher ? »
Il y a aussi le temps, ou plutôt ma relation assez particulière avec lui.
« Tu viens te coucher ? »
« Oui, j’arrive. »
Je précise que lorsque je réponds « j’arrive », je le pense vraiment. Simplement, entre l’intention et le moment où j’arrive réellement, il peut se passer un certain nombre de choses.
Je veux finir un paragraphe, une idée arrive, je vérifie quelque chose, une phrase ne me plaît plus et, puisque je suis là, autant terminer le passage. Je regarde l’heure. Deux heures du matin.
« Bon, je finis juste ça. »
Cette phrase-là aussi mériterait probablement un panneau « danger ».
Parce que parfois, lorsque je relève la tête, la lumière a changé et le jour commence à se lever. Le monde a continué à tourner pendant que je choisissais entre deux formulations.
Pendant longtemps, cette contradiction m’a laissée perplexe. Comment pouvais-je avoir autant de mal à me concentrer sur certaines choses et être capable d’oublier totalement le temps lorsqu’un sujet m’absorbait ?
Encore une fois, j’avais une excellente explication. « Je suis comme ça. »
Et puis il y a les meubles, les clés et les soirées
Si je voulais raconter toute l’histoire, il faudrait aussi parler de mes meubles, qui ont probablement davantage déménagé à l’intérieur de mes maisons que certaines personnes au cours de leur existence.
Je peux regarder un salon parfaitement installé et voir soudain une meilleure possibilité. « Attends… et si on mettait le canapé là ? » Je reconnais que vivre avec moi nécessite parfois une certaine souplesse, et pas uniquement psychologique.
Il faudrait également parler des clés, que je peux poser quelque part avec une logique absolument incontestable sur le moment et chercher ensuite comme si quelqu’un était entré chez moi uniquement pour les déplacer. Les AirTags ont, à ce titre, considérablement amélioré certaines de mes relations avec les objets.
Et il y a tous ces petits détours du quotidien
Il y a aussi ma relation assez particulière avec le réservoir de ma voiture. Je peux partir de quelque part avec cinquante kilomètres d’autonomie affichés au compteur en me disant très sérieusement que je vais faire le plein en chemin. L’intention est là, parfaitement claire, et à ce moment précis je suis même absolument convaincue que je vais y penser.
Puis quelqu’un m’appelle, je lance un podcast intéressant ou mon attention part simplement ailleurs. Je roule, je pense à autre chose et quelques dizaines de kilomètres plus tard, je baisse les yeux vers le tableau de bord.
Et là, évidemment, je ne sais pas depuis combien de temps je suis à zéro. Deux kilomètres ? Dix ? Quinze ? Peut-être que la voiture avance désormais uniquement grâce à mon optimisme et à une forme de négociation silencieuse avec le réservoir.
Je commence alors à regarder chaque panneau en espérant voir apparaître une station-service, j’écoute presque le moteur respirer et je roule avec cette pensée particulièrement apaisante qui tourne en boucle dans ma tête. « Si elle s’arrête maintenant, je fais quoi ? »
Le plus absurde, c’est que cela ne m’est pas arrivé une seule fois. Cela m’est arrivé souvent. Suffisamment pour que je fasse parfois une story avec le gros « 0 km » affiché sur le tableau de bord et que les réactions soient désormais assez prévisibles. « Encore ? »
Oui. Encore.
Et chaque fois, je me promets très sincèrement que la prochaine fois je ferai le plein beaucoup plus tôt. Chaque fois, j’y crois vraiment.
J’ai même une amie, Nathalie, avec qui c’est devenu une sorte de running gag. Quand je me retrouve à zéro, je lui envoie parfois la photo du compteur. À ce stade, je pense qu’elle ne se demande même plus si je vais finir par tomber en panne. Elle doit surtout se demander comment une personne peut reproduire autant de fois exactement la même situation et continuer, à chaque fois, à avoir l’air sincèrement surprise.
Dans un registre beaucoup moins risqué pour ma voiture, il y a aussi ce grand classique qui consiste à entrer dans une pièce et, une fois arrivée, à ne plus avoir la moindre idée de ce que je venais y faire. Je reste quelques secondes à regarder autour de moi comme si la réponse allait finir par apparaître quelque part sur un mur, puis, puisque rien ne vient, je repars en sens inverse.
Très souvent, l’idée revient en chemin. Alors je fais demi-tour et je retourne là où j’étais quelques secondes auparavant. Pris isolément, ce petit aller-retour ne représente pas grand-chose. Lorsqu’il se reproduit plusieurs fois dans une journée, en revanche, on peut avoir beaucoup marché dans sa propre maison tout en ayant parfois la sensation assez étrange de ne pas avoir avancé autant qu’on l’aurait voulu.
Mais ce qui raconte peut-être le mieux mon quotidien, c’est encore l’histoire du linge. Je me lève avec une intention pourtant extrêmement simple, étendre la machine.
Je prends le panier et, en chemin, je remarque quelque chose qui doit être rangé. Je le range. En le rangeant, j’aperçois autre chose dont il faudrait m’occuper. Je m’en occupe. Puis cet objet m’en rappelle un autre, ou je passe devant quelque chose qui attire mon attention et qui, évidemment, ne peut manifestement pas attendre.
Vingt minutes plus tard, je peux me retrouver dans une autre pièce, occupée à une tâche qui n’a absolument plus aucun rapport avec ce que j’étais partie faire.
Et le linge, lui, attend toujours dans la machine.
Ce qui est assez fascinant, c’est que je pourrais presque reconstruire tout le trajet après coup. Chaque étape avait une logique, chaque détour avait une raison et rien ne s’est vraiment produit au hasard. Le seul problème, c’est qu’aucune de ces raisons n’avait prévu de me ramener jusqu’au linge.
C’est probablement cela qui est le moins visible de l’extérieur. Ce n’est pas seulement oublier quelque chose. C’est perdre le fil, le retrouver, repartir, être happée par autre chose et devoir régulièrement revenir mentalement à cette question toute simple. « Qu’est-ce que j’étais en train de faire, déjà ? »
Et parfois, quand je retrouve enfin la réponse, j’ai déjà commencé autre chose.
Et puis il y a les soirées. J’aime les gens, j’aime les voir, discuter, rire et partager. Je peux être très heureuse d’aller quelque part et, quelques heures plus tard, n’avoir plus qu’une seule envie… rentrer chez moi.
Pendant longtemps, je ne comprenais pas ce décalage et j’en culpabilisais parfois. Si j’avais tant envie de venir, pourquoi avais-je maintenant tant envie de partir ? Je ne savais pas répondre, alors cette petite contradiction rejoignait toutes les autres.
Quand les pièces ont enfin commencé à s’emboîter
Ce n’est qu’après cinquante ans que j’ai commencé à regarder l’ensemble autrement.
Comprendre mon fonctionnement n’a pas transformé ma vie d’un coup. Je n’ai pas cessé de perdre mes affaires, je ne suis pas devenue soudainement parfaitement organisée et mes idées n’ont pas accepté de prendre un ticket pour se présenter gentiment l’une après l’autre.
En revanche, quelque chose a changé dans la façon dont je me regardais.
Pendant très longtemps, face à certaines difficultés, ma question était « Pourquoi je n’arrive pas à faire comme tout le monde ? »
Petit à petit, une autre question est apparue. « Qu’est-ce qui fonctionne pour moi ? »
Et cette question-là change beaucoup de choses.
Pour moi, comprendre mon fonctionnement n’a pas été une façon de mettre une étiquette sur ma vie. Cela a surtout été une façon de la relire.
Beaucoup de choses que j’avais considérées comme des défauts personnels ont pris une autre place. Pas pour tout excuser, pas pour réécrire mon passé, simplement pour arrêter de croire qu’à chaque difficulté, il fallait nécessairement chercher ce qui n’allait pas chez moi.
Et peut-être que tout cela explique aussi pourquoi j’écris
Lorsque je regarde les livres, les carnets, les cartes, Gargabouille et tous les supports que je crée aujourd’hui, je vois évidemment mon activité professionnelle, mais j’y vois aussi quelque chose de beaucoup plus ancien.
Cette envie de rendre les choses visibles, de créer un support lorsqu’il manque, de mettre des mots là où il n’y en avait pas et de fabriquer une autre façon de faire lorsque la première ne convient pas.
Finalement, il y a peut-être une continuité beaucoup plus grande dans ma vie que je ne l’ai longtemps cru.
Je n’ai jamais écrit des livres uniquement pour écrire des livres. J’ai fabriqué les outils que j’aurais aimé trouver sur mon chemin.
Et si je devais aujourd’hui parler à la petite fille qui installait une souris, un éléphant et une girafe dans les pièces de sa maison pour réussir à apprendre une poésie, je crois que je ne lui expliquerais pas grand-chose.
Je lui dirais simplement de continuer à inventer ses propres chemins, parce qu’elle n’avait pas raté la distribution du mode d’emploi.
Il n’existait tout simplement pas de notice universelle.
Il existait la sienne.
Et il lui faudrait simplement un peu plus de temps pour apprendre à la lire.
Marine M.
Et si quelque chose, dans mon histoire, a fait écho à la vôtre…
Peut-être vous êtes-vous reconnue dans quelques lignes, dans cette impression d’avoir longtemps essayé de fonctionner comme il « fallait », dans une hypersensibilité qui prend parfois beaucoup de place, dans un parcours qui ne ressemble pas vraiment à une ligne droite ou simplement dans ce besoin de mieux comprendre votre propre façon d’avancer.
Je ne crois pas qu’il existe une méthode qui convienne à tout le monde. Mon parcours m’a justement appris l’inverse. C’est aussi ce qui guide aujourd’hui mon travail de coach et les outils que je crée. L’idée n’est pas de vous faire entrer dans une case supplémentaire, mais de vous aider à mieux comprendre ce qui fonctionne pour vous et à construire à partir de là.
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Si vous ressentez le besoin de faire le point, de mieux comprendre votre fonctionnement ou de retrouver une direction qui vous ressemble davantage, je peux vous accompagner dans ce cheminement.Découvrir mes accompagnements
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J’écris autour de la connaissance de soi, des émotions, des relations et de l’introspection, avec cette même envie de mettre des mots sur ce qui se passe parfois longtemps à l’intérieur de nous.Voir mes livres
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Cartes, carnets, supports d’introspection, outils autour des émotions et univers Gargabouille pour les enfants… des supports concrets pour mettre des mots, questionner, comprendre et avancer autrement.Découvrir les outils et supports
Parce qu’il ne s’agit peut-être pas de devenir quelqu’un d’autre, mais de mieux comprendre la personne que l’on est déjà.