Publié par Marine M. Coaching dans Émotions & Guérison intérieure le 26/04/2026 à 19:35
Le deuil ne se traverse pas avec un chronomètre dans une main et un mode d’emploi dans l’autre. Il avance par vagues, par silences, par retours en arrière, par matins un peu moins lourds et par soirs où tout semble recommencer. Pourtant, connaître les grandes étapes du deuil peut aider à mettre des mots sur ce qui paraît parfois indomptable.
On parle souvent des 5 étapes du deuil: le déni, la colère, le marchandage, la tristesse profonde et l’acceptation. Ce modèle a été popularisé par la psychiatre Elisabeth Kübler-Ross dans son ouvrage On Death and Dying, publié en 1969.
Mais il est essentiel de le dire clairement: ces étapes ne sont pas une règle rigide. Vous n’avez pas à les vivre dans l’ordre, vous n’avez pas à toutes les ressentir, et vous n’avez surtout pas à vous comparer.
À retenir: les 5 étapes du deuil sont une carte, pas une prison.
Le déni est souvent la première protection intérieure face à une perte trop violente, trop soudaine ou trop irréelle.
Cette étape peut donner l’impression d’être dans un brouillard. Le monde continue, mais quelque chose en vous reste suspendu.
Le déni n’est pas une faiblesse. C’est parfois le seul moyen que trouve votre psychisme pour ne pas s’effondrer d’un seul coup.
Après le choc, la colère peut arriver. Elle peut être dirigée contre la vie, contre les médecins, contre l’injustice ou contre soi-même.
Cette colère peut faire peur, parce qu’elle ne ressemble pas toujours à l’image que l’on se fait du chagrin.
Pourtant, la colère est souvent une manière pour la douleur de trouver une sortie.
Le marchandage est cette phase où l’on rejoue le passé avec une précision douloureuse.
L’esprit tente alors de négocier avec l’irréversible, en cherchant une faille ou une manière de reprendre le contrôle.
Cette étape nourrit souvent la culpabilité, même lorsque cette culpabilité n’est pas fondée.
C’est souvent l’étape la plus silencieuse et la plus intime. Le vide laissé par l’absence devient concret.
Cette tristesse peut toucher le corps, le sommeil, l’énergie, la concentration et la capacité à se réjouir.
On n’aide pas un cœur triste en lui demandant d’aller plus vite. On l’aide avec de la présence et du temps.
L’acceptation ne veut pas dire oublier ni ne plus souffrir.
Cela signifie peu à peu intégrer la réalité de la perte sans être englouti en permanence par elle.
Quelque chose a été arraché, mais quelque chose continue aussi à vivre en vous.
On peut aussi faire le deuil d’une relation, d’un projet, d’une ancienne version de soi, d’une illusion ou d’une sécurité intérieure.
Ces deuils invisibles sont parfois très difficiles à traverser parce qu’ils sont moins reconnus par l’entourage.
Lorsque le cœur est triste, on a parfois besoin d’un espace calme, de mots qui apaisent et d’outils concrets pour déposer ce qui pèse.
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Découvrir mes accompagnementsLe modèle le plus connu parle de 5 étapes, mais chaque personne traverse le deuil différemment.
Oui. Le deuil est profondément personnel et aucune émotion ne suit un ordre obligatoire.
Il n’existe pas de durée universelle. Chaque histoire, chaque lien et chaque perte sont différents.
Oui. Certaines dates, souvenirs ou situations peuvent raviver temporairement certaines émotions.
Oui, parce qu’un deuil relationnel peut bouleverser profondément l’identité, les repères et les projections d’avenir.
Elisabeth Kübler-Ross, On Death and Dying, 1969. George A. Bonanno, The Other Side of Sadness, 2009. Inserm, ressources générales sur les processus psychologiques liés au deuil.
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