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Guide pratique pour les parents

Comment aider les frères et sœurs à mieux gérer leurs disputes ?

Les disputes entre frères et sœurs font partie de la vie de famille. Elles peuvent être épuisantes pour les parents, mais elles peuvent aussi devenir des occasions d'apprendre à reconnaître ses émotions, exprimer ses besoins, écouter l'autre et chercher des solutions ensemble.

Les disputes sont normales… mais elles ne sont pas toujours faciles à vivre

« Arrêtez de vous disputer ! » « Laisse ton frère tranquille. » « Va dans ta chambre. » « C'est toujours pareil avec vous ! »

Lorsque les tensions éclatent plusieurs fois dans la même journée, il est compréhensible que les adultes finissent par manquer de patience.

Pourtant, derrière une dispute se cache rarement uniquement un désaccord sur un jouet, une place sur le canapé ou le dernier morceau de gâteau.

Le conflit peut aussi exprimer une frustration, un sentiment d'injustice, une émotion difficile à identifier ou un besoin que l'enfant ne sait pas encore formuler.

Les compétences nécessaires pour traverser un conflit s'apprennent progressivement. L'enfant peut avoir besoin de l'adulte pour apprendre à s'arrêter, mettre des mots sur ce qu'il ressent, écouter l'autre et rechercher une solution.

L'objectif n'est donc pas d'obtenir une maison dans laquelle les enfants ne se disputent jamais. Il est de leur donner progressivement davantage de repères lorsqu'un désaccord survient.

Pourquoi les frères et sœurs se disputent-ils autant ?

Un objet emprunté sans demander. Une place dans la voiture. Une porte laissée ouverte. Un tour que l'on estime avoir attendu trop longtemps. Pour l'adulte, le déclencheur peut parfois sembler minuscule.

Pour l'enfant, la situation peut pourtant toucher à quelque chose de beaucoup plus important : sa place, son besoin d'être entendu, son sentiment de justice ou simplement sa capacité du moment à supporter une frustration supplémentaire.

« Ce n'est pas juste ! »

La notion de justice revient fréquemment dans les conflits entre enfants. L'un estime avoir attendu davantage, l'autre pense que son frère ou sa sœur bénéficie de plus de liberté ou d'attention.

Être juste ne signifie pourtant pas nécessairement donner exactement la même chose à chaque enfant au même moment. Les âges, les besoins et les responsabilités peuvent être différents.

Le sentiment d'injustice, lui, peut néanmoins être bien réel. Avant de chercher à convaincre l'enfant qu'il se trompe, il peut être utile de comprendre ce qu'il vit.

La jalousie : parfois, derrière le conflit se cache « Et moi ? »

La jalousie ne signifie pas nécessairement qu'un enfant n'aime pas son frère ou sa sœur. Elle peut aussi traduire une inquiétude autour de sa place : « Est-ce que je compte autant ? », « Pourquoi lui et pas moi ? »

L'enjeu n'est pas de faire disparaître cette émotion, mais de permettre progressivement à l'enfant de la reconnaître et de comprendre ce qu'elle vient exprimer.

Deux besoins peuvent être légitimes… et incompatibles au même moment

L'un veut jouer. L'autre veut être tranquille. L'une veut récupérer son objet immédiatement. L'autre voudrait terminer ce qu'elle est en train de faire.

Il n'y a pas nécessairement un « méchant » dans l'histoire. Il peut simplement y avoir deux réalités qui se rencontrent.

La fatigue change aussi beaucoup de choses

Après une journée chargée en sollicitations, la capacité à supporter une nouvelle frustration peut être plus faible. Une situation tolérée facilement à un autre moment peut alors provoquer une réaction beaucoup plus intense.

Parfois, la première question n'est pas « Qui a commencé ? », mais « Dans quel état sont-ils tous les deux en ce moment ? »

Deux enfants peuvent vivre la même scène très différemment

L'un peut se sentir blessé alors que l'autre pensait plaisanter. L'un peut avoir l'impression qu'on lui prend quelque chose alors que l'autre croyait avoir obtenu l'autorisation.

Comprendre n'est pas être d'accord.
C'est apprendre à reconnaître que l'autre peut avoir vécu la même situation d'une manière différente.

Pourquoi dire « Arrêtez de vous disputer ! » ne suffit pas toujours ?

Lorsqu'une dispute éclate pour la troisième fois de la journée, notre première priorité est souvent très simple : que cela s'arrête.

Interrompre la situation peut d'ailleurs être indispensable lorsque les enfants risquent de se faire mal.

Mais une fois le calme revenu, une autre question devient intéressante :

Qu'est-ce que les enfants vont pouvoir apprendre de cette dispute pour la prochaine fois ?

Arrêter un conflit et apprendre à résoudre un conflit sont deux choses différentes.

Chercher immédiatement « qui a commencé »

Cette question transforme rapidement la discussion en enquête : « C'est lui ! », « Non, c'est elle ! », « Oui, mais hier il avait déjà… »

Comprendre les faits peut être nécessaire. Mais désigner celui qui a commencé ne permet pas toujours de comprendre ce qui a conduit chacun à réagir.

Chercher absolument un coupable

Certains comportements nécessitent évidemment une limite claire. Frapper, insulter ou volontairement abîmer les affaires de l'autre n'a pas à être accepté.

On peut accueillir ce que l'enfant ressent sans accepter tous les comportements produits sous l'effet de cette émotion.

Obliger à dire « pardon »

« Dis pardon à ta sœur. »

Le mot peut être prononcé avec les bras croisés et une conviction proche de zéro. Il a été dit ; la relation, elle, n'est pas nécessairement réparée.

Des excuses peuvent avoir du sens lorsque l'enfant comprend ce qui a blessé l'autre. Mais réparer peut aussi signifier remercier pour l'écoute, rejouer ensemble, tourner la page ou se rapprocher lorsque les deux enfants le souhaitent.

Résoudre systématiquement le problème à leur place

Parfois, l'adulte doit décider. Mais lorsque la situation le permet, demander « Qu'est-ce qui pourrait vous aider tous les deux ? » permet aux enfants de participer progressivement à la recherche de la solution.

Vouloir discuter alors que tout le monde est encore en colère

Une discussion constructive devient difficile lorsque les enfants sont encore en train de crier, pleurer ou se provoquer.

Parfois, la première étape consiste simplement à retrouver suffisamment de calme pour pouvoir ensuite parler et écouter.

Et si les disputes devenaient aussi des occasions d'apprendre ?

Puisqu'elles font partie de la vie entre frères et sœurs, les disputes peuvent aussi devenir des situations dans lesquelles certaines compétences relationnelles sont progressivement travaillées.

1. Apprendre à s'arrêter avant de réagir

Introduire une petite pause entre l'émotion et la réaction est déjà un apprentissage important. Au départ, cette pause sera souvent proposée par l'adulte ; avec le temps, l'enfant pourra commencer à reconnaître lui-même certains signaux.

2. Comprendre ce qui a réellement blessé

Passer de « Il m'énerve ! » à « Je n'ai pas aimé quand tu as fait ça » permet de préciser ce qui s'est réellement passé pour l'enfant.

3. Identifier ce que l'on ressent

Une dispute ne provoque pas uniquement de la colère. Il peut aussi y avoir de la tristesse, de la frustration, de la jalousie ou plusieurs émotions simultanément.

4. Découvrir le besoin derrière la réaction

« De quoi aurais-je eu besoin ? » permet progressivement de passer du reproche à quelque chose qui peut être exprimé ou demandé.

5. Dire ce que l'on voudrait que l'autre comprenne

L'enfant peut apprendre à parler davantage de son expérience et moins à attaquer l'autre.

6. Chercher une solution plutôt que gagner

Résoudre un conflit ne signifie pas nécessairement que chacun obtient exactement ce qu'il voulait au départ. Il s'agit de rechercher une issue dans laquelle chacun peut être entendu et respecté.

7. Écouter le point de vue de l'autre

Écouter ne signifie pas renoncer à son propre point de vue. L'enfant peut apprendre à comprendre ce que l'autre a vécu sans être obligé d'être d'accord avec lui.

8. Tester une solution

Une idée peut fonctionner, fonctionner un peu… ou ne pas fonctionner. Dans ce dernier cas, une autre peut simplement être essayée.

9. Réparer la relation

Dire pardon peut en faire partie, mais ce n'est pas la seule possibilité. Rejouer ensemble, remercier l'autre de nous avoir écouté ou simplement tourner la page peuvent aussi avoir du sens selon la situation.

10. Remarquer les progrès

Réussir à revenir parler après avoir crié, écouter un peu plus longtemps ou proposer une première solution sont déjà des évolutions qui peuvent être remarquées.

Le but n'est pas de fabriquer des frères et sœurs qui ne se disputent jamais.

Il est de leur permettre de disposer progressivement de davantage de ressources lorsqu'une dispute arrive.

Comment utiliser Le Chemin de la Réconciliation ?

C'est autour de cette progression qu'a été créé Le Chemin de la Réconciliation.

Au lieu de demander à l'enfant de tout comprendre et de trouver immédiatement une solution, le parcours décompose la situation en étapes plus accessibles.

On ne demande pas à l'enfant de savoir résoudre un conflit.

On lui propose un chemin pour apprendre progressivement à le faire.

14 supports pour avancer étape par étape

Le coffret comprend 13 cartes illustrées et une fiche récapitulative, soit 14 supports au total.

Étape 1 : STOP, on fait une pause

Trois cartes correspondent à des moments très concrets : « Avant de crier », « Avant de taper » et « Avant de partir en colère ».

Elles invitent d'abord l'enfant à interrompre l'escalade, respirer et observer ce qui se passe en lui.

Étape 2 : comprendre

Une fois suffisamment disponible, l'enfant peut explorer plusieurs questions : « Qu'est-ce qui m'a blessé(e) ? », « Qu'est-ce que je ressens ? », « De quoi aurais-je eu besoin ? » et « Qu'est-ce que je voudrais que l'autre comprenne ? »

Étape 3 : chercher une solution

La question devient alors : « Quelle solution pourrait nous convenir à tous les deux ? »

Parler calmement, attendre chacun son tour, faire un compromis ou essayer une idée deviennent différentes possibilités.

Étape 4 : repartir sur de bonnes bases

Présenter des excuses si l'on pense avoir blessé l'autre, remercier pour l'écoute, rejouer ensemble, tourner la page ou faire un câlin lorsque les deux enfants en ont envie sont plusieurs manières possibles d'avancer.

« On peut se disputer et continuer à s'aimer. »

Écouter l'autre

Une carte supplémentaire invite l'enfant à se demander s'il est prêt à écouter et à essayer de comprendre ce que l'autre a vécu.

Tester plutôt que chercher la solution parfaite

La carte défi permet d'essayer une idée puis d'observer : « Oui », « Un peu » ou « Pas encore ». Si elle ne fonctionne pas, une autre peut être recherchée.

Terminer en regardant aussi ce qui a été réussi

La carte de félicitations permet de remarquer les progrès : s'être calmé, avoir écouté, avoir parlé sans crier ou avoir participé à la recherche d'une solution.

La fiche récapitulative

La quatorzième fiche permet de retrouver les grandes étapes du cheminement plus facilement et de visualiser où les enfants en sont.

Un chevalet offert

Un petit chevalet est offert avec le coffret. La carte utilisée peut être posée dessus afin que la question reste visible pendant l'échange.

Il n'est pas nécessaire d'utiliser les 14 supports à chaque dispute.

Certains jours, une carte « STOP » pourra suffire. À un autre moment, les enfants auront seulement besoin d'un support pour rechercher une solution.

Concrètement, à quoi cela peut-il ressembler ?

Imaginons une situation simple.

Sacha prend sans demander quelque chose que Zoé était en train d'utiliser. Zoé se met en colère :

« Rends-moi ça ! »

Sacha refuse. Le ton monte et, en quelques secondes, le problème initial commence déjà à disparaître derrière les cris et les reproches.

D'abord : arrêter ce qui est en train de monter

Si Zoé est sur le point de crier ou si Sacha commence à avoir un geste brusque, une carte « STOP » peut être utilisée.

Pas pour leur demander de devenir calmes instantanément. Simplement pour introduire une pause.

« On s'arrête un instant. On réglera le problème après. D'abord, chacun retrouve un peu de calme. »

Ensuite : comprendre ce qui a blessé

Lorsque Zoé est disponible pour parler, elle peut essayer de préciser ce qui s'est passé pour elle.

Peut-être ne dira-t-elle plus seulement « Il a pris mon truc », mais : « J'étais en train de l'utiliser et il l'a pris sans me demander. »

Elle commence ainsi à identifier plus précisément ce qui l'a contrariée.

Mettre un mot sur ce que l'on ressent

Zoé peut être en colère. Mais elle peut aussi être frustrée, blessée ou ressentir plusieurs émotions en même temps.

« De quoi aurais-tu eu besoin ? »

Elle pourrait répondre : « Qu'il me demande avant de le prendre » ou « Qu'il attende que j'aie terminé ».

La conversation commence alors à passer du reproche vers ce dont l'enfant aurait eu besoin dans la situation.

Et Sacha dans tout ça ?

Sacha doit lui aussi pouvoir raconter ce qu'il a vécu.

Peut-être pensait-il que Zoé avait terminé. Peut-être attendait-il depuis un moment. Peut-être a-t-il simplement agi trop vite.

Nous ne le savons pas tant qu'il n'a pas pu l'expliquer.

Écouter le point de vue de Sacha ne signifie pas valider son comportement.

Cela permet de comprendre ce que chacun a vécu avant de chercher une solution.

Dire ce que l'on voudrait que l'autre comprenne

Zoé pourra peut-être formuler : « Je voudrais que tu me demandes avant de prendre quelque chose que j'utilise. »

Sacha pourra lui aussi expliquer ce qu'il aimerait qu'elle comprenne.

Chercher une solution ensemble

Plutôt que de décider immédiatement à leur place, l'adulte peut, lorsque la situation le permet, demander :

« Qu'est-ce qu'on pourrait faire pour que cela convienne à tous les deux ? »

Attendre son tour, utiliser l'objet ensemble ou trouver une autre organisation deviennent différentes possibilités.

Et si leur idée ne fonctionne pas ?

Alors ils peuvent en essayer une autre.

Une solution qui ne fonctionne pas n'oblige pas à reprendre toute la discussion depuis le début.

Est-ce que cela se passera toujours comme ça ?

Non.

Et il n'est heureusement pas nécessaire de sortir treize cartes chaque fois qu'un enfant prend le feutre de son frère.

Certaines disputes seront réglées rapidement. Pour d'autres, une seule carte pourra suffire. Il y aura aussi des moments où l'un des enfants n'aura aucune envie de parler.

Les cartes proposent des repères. Elles ne transforment pas chaque désaccord en séance obligatoire de discussion.

À qui s'adresse Le Chemin de la Réconciliation ?

Chaque fratrie possède sa propre dynamique : des enfants proches en âge, des tempéraments très différents, plusieurs années d'écart ou encore des familles recomposées.

Les questions du parcours portent avant tout sur ce que chacun a vécu, ressenti, compris et sur la manière de rechercher une solution.

Deux frères, deux sœurs ou un frère et une sœur ?

Le parcours peut être utilisé dans ces différentes configurations. Les questions ne reposent pas sur le fait d'être un garçon ou une fille.

Et lorsqu'il existe une différence d'âge ?

Deux enfants d'âges différents n'auront pas nécessairement la même capacité à expliquer leur ressenti.

L'un pourra développer longuement sa réponse tandis qu'un autre utilisera quelques mots seulement. L'adulte peut adapter les questions et le nombre d'étapes utilisées.

Et si mon enfant parle peu de ce qu'il ressent ?

Certains enfants répondent facilement. D'autres disent souvent : « Je ne sais pas. »

Ils peuvent réellement ne pas encore savoir comment expliquer ce qui se passe en eux. Une illustration ou une question peut alors simplement servir de point de départ.

Il n'y a pas de « bonne réponse » attendue.

Le support facilite l'expression ; il ne teste pas l'enfant.

Et avec un enfant qui réagit très vite ?

C'est justement pour cela que le parcours commence par des cartes « STOP » plutôt que par une longue analyse de la situation.

Le support ne garantit évidemment pas qu'un enfant interrompra sa réaction grâce à une carte. Il propose un repère qui pourra être retrouvé au fil des situations.

Et si l'enfant refuse les cartes ?

Alors on ne transforme pas la réconciliation en nouvelle dispute.

Le support peut être proposé plus tard ou ne pas être utilisé cette fois-ci. Une carte est un outil proposé à l'enfant, pas une obligation de parler.

Faut-il toujours réunir immédiatement les deux enfants ?

Non. Certaines étapes peuvent d'abord être abordées séparément : ce qui a blessé chacun, son émotion, son besoin ou ce qu'il souhaite exprimer.

L'écoute mutuelle et la recherche d'une solution pourront venir lorsque les deux enfants seront davantage disponibles.

Et dans une famille recomposée ?

Les questions étant centrées sur la situation vécue et la communication entre les enfants, elles ne nécessitent pas de lien biologique entre eux.

Les grands-parents peuvent-ils utiliser les cartes ?

Oui, dans le cadre familial, par exemple lorsque plusieurs petits-enfants passent régulièrement du temps ensemble.

Et lorsqu'il y a plus de deux enfants ?

Le parcours a été pensé en premier lieu autour d'un conflit entre deux enfants. Dans une fratrie plus nombreuse, il peut être utilisé lorsque le désaccord concerne principalement deux d'entre eux.

Et les émotions dans tout ça ?

Derrière une dispute, il n'y a pas toujours seulement de la colère.

Il peut également y avoir de la frustration, de la jalousie, de la tristesse, de l'inquiétude, de la gêne ou plusieurs émotions qui se mélangent.

Apprendre à résoudre un conflit et apprendre à reconnaître ses émotions sont deux apprentissages différents… mais profondément liés.

Avant de pouvoir dire ce que je ressens, encore faut-il pouvoir le reconnaître

« Je suis énervé » est parfois le premier mot qui arrive.

Mais derrière cet énervement, l'enfant peut progressivement découvrir quelque chose de plus précis : de la frustration, de la tristesse, de la jalousie, de l'inquiétude ou un sentiment de solitude.

C'est autour de cette découverte qu'a été créé l'univers Les émotions de Gargabouille.

Gargabouille, pour parler de ce qui se passe à l'intérieur

Gargabouille accompagne les enfants dans la découverte et l'expression de différentes émotions à travers des supports illustrés.

Joie, colère, tristesse, peur, frustration, inquiétude, solitude, jalousie, gêne ou fierté deviennent des points de départ possibles pour mettre des mots sur ce que l'enfant ressent.

« Comment je me sens aujourd'hui ? »

Les émotions peuvent aussi être abordées tranquillement lorsque tout va bien, sans attendre qu'une difficulté survienne.

Deux approches complémentaires

Les émotions de Gargabouille permettent d'explorer plus largement la reconnaissance et l'expression des émotions.

Le Chemin de la Réconciliation est spécifiquement centré sur les conflits entre enfants.

Les deux supports peuvent être utilisés indépendamment ou se compléter.

Questions fréquentes

Mon enfant tape son frère ou sa sœur lorsqu'il est en colère. Que faire ?

Lorsqu'un enfant risque de faire mal à l'autre, la priorité est d'interrompre la situation et de poser la limite nécessaire.

Le parcours comporte une carte « Avant de taper » qui pourra ensuite servir de support lorsque l'enfant sera suffisamment disponible pour revenir sur ce qui s'est passé.

Faut-il utiliser les 14 supports à chaque dispute ?

Non. Le coffret comprend 13 cartes et une fiche récapitulative, mais une seule carte peut parfois suffire.

À quoi sert le chevalet ?

Le chevalet offert permet de poser la carte choisie afin que sa question reste visible pendant l'échange.

À partir de quel âge peut-on utiliser les cartes ?

L'utilisation dépend de la capacité de l'enfant à comprendre les questions et à participer, même simplement, à l'échange. Avec les plus jeunes, l'adulte pourra davantage lire et reformuler.

Les cartes conviennent-elles à deux garçons ou à deux filles ?

Oui. Elles peuvent être utilisées avec deux frères, deux sœurs ou un frère et une sœur.

Mon enfant est hypersensible. Le coffret est-il adapté ?

Les cartes proposent des questions autour du ressenti, des émotions, des besoins et de l'expression.

Elles peuvent être proposées à un enfant qui vit certaines émotions très intensément, mais le coffret n'a pas été conçu comme un dispositif médical ou thérapeutique spécifique à l'hypersensibilité.

Et pour un enfant très impulsif ?

Les premières cartes proposent un repère autour de la pause avant de crier, taper ou partir en colère.

Le coffret ne constitue toutefois pas une prise en charge de l'impulsivité et ne garantit pas qu'un enfant interrompra une réaction grâce à une carte.

Et si mon enfant répond toujours « Je ne sais pas » ?

Il peut avoir besoin de temps ou ne pas encore trouver les mots. L'adulte peut simplifier la question ou revenir sur la situation plus tard.

Faut-il obliger les enfants à dire « pardon » ?

Le parcours ne repose pas sur des excuses obligatoires. Dire pardon peut être une manière de réparer lorsque l'enfant comprend avoir blessé l'autre, mais ce n'est pas la seule possibilité.

Et si les enfants ne trouvent aucune solution ?

L'adulte peut naturellement les aider. Accompagner progressivement leur autonomie ne signifie pas les laisser seuls face à un problème qu'ils ne savent pas encore résoudre.

Quelle différence avec Les émotions de Gargabouille ?

Gargabouille est centré plus largement sur la découverte et l'expression des émotions. Le Chemin de la Réconciliation est centré sur les conflits entre enfants. Les deux peuvent être utilisés indépendamment.

Peut-on utiliser ce coffret en classe, en cabinet ou dans une structure professionnelle ?

Le coffret présenté ici est destiné à un usage familial.

L'utilisation dans un cadre professionnel relève des conditions prévues pour l'usage professionnel et la licence correspondante.

Ce coffret est-il une thérapie ?

Non.

Le Chemin de la Réconciliation est un support éducatif destiné à accompagner les échanges entre enfants et adultes autour des émotions, des besoins, de la communication, de l'écoute et de la recherche de solutions lors des conflits du quotidien.

Il ne constitue ni une thérapie, ni un outil de diagnostic, ni un traitement.

Lorsque les difficultés d'un enfant sont importantes, persistantes ou préoccupantes, ce support ne remplace pas l'accompagnement d'un professionnel qualifié lorsque celui-ci est nécessaire.

Est-ce que les cartes vont empêcher mes enfants de se disputer ?

Non, et ce n'est pas la promesse du coffret.

Les désaccords font partie des relations humaines. Les cartes proposent des repères pour accompagner les enfants lorsqu'un conflit survient.

L'objectif n'est pas une enfance sans disputes.

L'objectif est de proposer davantage de mots et de repères pour apprendre progressivement à traverser les désaccords.

Pour aller plus loin : découvrir les émotions avec Gargabouille

Si votre enfant a besoin de davantage de repères pour identifier, nommer et exprimer ses émotions, vous pouvez également découvrir Les émotions de Gargabouille.

Le coffret « Les émotions de Gargabouille »

Une version physique prête à être utilisée à la maison pour accompagner l'enfant dans la découverte et l'expression de ses émotions.

Pour disposer directement des supports, sans impression ni préparation.

Découvrir le coffret Gargabouille

Les émotions de Gargabouille à imprimer

La version numérique permet de recevoir les supports au format PDF et de les imprimer soi-même.

Pour les familles qui préfèrent préparer leurs supports à la maison.

Découvrir la version PDF

Le coffret personnalisé Gargabouille

Une version préparée spécialement pour l'enfant, avec des éléments personnalisés à son prénom.

Pour lui proposer un univers émotionnel qui lui est directement adressé.

Découvrir le coffret personnalisé
Gargabouille et Le Chemin de la Réconciliation peuvent être utilisés séparément.

Gargabouille accompagne plus largement la découverte et l'expression des émotions, tandis que Le Chemin de la Réconciliation propose des repères spécifiquement pensés autour des conflits entre enfants.

Un support concret pour les conflits du quotidien

Découvrir Le Chemin de la Réconciliation

Vous aimeriez disposer de ces repères à la maison pour accompagner vos enfants lorsqu'une dispute devient difficile à démêler ?

Le Chemin de la Réconciliation transforme les différentes étapes découvertes dans ce guide en supports illustrés que l'enfant et l'adulte peuvent retrouver au moment où ils en ont besoin.

Coffret Le Chemin de la Réconciliation pour accompagner les disputes entre frères et sœurs

Dans le coffret

  • 13 cartes illustrées pour faire une pause, comprendre, identifier ses émotions et ses besoins, s'exprimer, écouter l'autre, chercher une solution et avancer ensemble ;
  • 1 fiche récapitulative pour retrouver facilement les grandes étapes du cheminement ;
  • 1 chevalet offert pour poser la carte utilisée et garder la question sous les yeux pendant l'échange.

Soit 14 supports pour accompagner les différentes étapes du conflit.

Un chemin plutôt qu'une réponse toute faite

Les cartes ne disent pas à l'enfant ce qu'il doit ressentir, penser ou répondre.

Elles lui proposent des questions et des repères pour l'aider à trouver progressivement ses propres mots et participer à la recherche d'une solution.

Je fais une pause
Je comprends
Je ressens
J'exprime
J'écoute
On cherche
On essaie
On avance
À utiliser selon les besoins de vos enfants.

Il n'est pas nécessaire de suivre toutes les cartes à chaque conflit. Une seule peut parfois suffire. À d'autres moments, plusieurs étapes pourront être parcourues ensemble.

Usage familial.

Le Chemin de la Réconciliation est un support éducatif destiné à accompagner les échanges autour des conflits du quotidien. Il ne constitue ni une thérapie, ni un outil de diagnostic, ni un traitement et ne remplace pas l'accompagnement d'un professionnel lorsque celui-ci est nécessaire.

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