Le banc qui attendait un copain
Solitude était assise sur un banc du parc. Un vieux banc en bois, tout seul sous un grand arbre. Elle attendait. Une minute. Deux minutes. Cinq minutes.
« Personne ne veut s’asseoir avec moi… » murmura-t-elle en balançant ses petits pieds.
C’est alors que le vieux banc fit CRAAAC, pencha d’un côté… et Solitude glissa tout droit dans un énorme tas de feuilles mortes. On ne voyait plus que ses deux yeux qui dépassaient.
Au même moment, Joie arriva en courant : « Solitude ? Solitude, tu es où ? Je te cherche partout ! » Le tas de feuilles se mit à bouger, à frétiller, et Solitude en sortit, des feuilles collées partout sur ses antennes.
Joie éclata de rire : « On dirait une feuille qui a appris à marcher ! » Solitude se regarda… et ne put pas garder son sérieux. Elle rit, rit, rit.
Alors, un par un, tous les Gargabouilles sautèrent dans le tas de feuilles. Le vieux banc resta vide. Mais le tas de feuilles, lui, était plein de rires. Et Solitude comprit que, parfois, il suffit qu’un ami nous cherche pour ne plus se sentir seul.
~ Fin ~

La joie
La fierté
La colère
La frustration
La tristesse
La peur
L’inquiétude
La jalousie
La gêne